Le
visage est notre royaume, un pays où alternent ombres et clartés,
où se reflètent la joie et la souffrance. En puisant
à la fois à la source biblique et aux mots des poètes,
Gabriel Ringlet médite sur cette double dimension de l'existence
humaine. II l'évoque en particulier à partir de figures
de femmes, de toutes celles qui, aujourd'hui, dans le monde, soulèvent
les pierres de tant de tombeaux.
Comme
la fleur d'amandier, elles résistent. Arrachées, elles
repoussent. Déracinées, elles refleurissent. Avec un
peu de mort sur le visage, elles annoncent le retour du printemps.