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XXPlus
que jamais, l’éducation apparaît comme une
aventure risquée et passionnante. Une « traversée
» audacieuse qui demande des «compagnons».
La
conférence se propose de raconter cette traversée
en parcourant trois chemins.
Le premier encourage à oser l’actualité.
Oser avouer que nous vivons un moment difficile, que la peur de
l’autre est grande, que le monde déconcerte, que
les besoins de travail et d’affection ne sont pas toujours
rencontrés.
Comment
« traverser » dans ces conditions-là ?
Le
deuxième suggère d’oser la fragilité.
Il n’y a pas de honte à montrer ses failles.
Plus
que jamais, pour tenir le coup, ou mieux, pour rester enthousiaste,
dans
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cette
traversée exigeante et difficile, il importe de faire place
au manque.
Le
troisième, lui, pousse à oser l’intériorité.
Rien à voir avec les sacristies ! Il ne faut pas confondre
le spirituel et le dévotionnel. L’intériorité
dont il sera question se veut plus «évoquante »
que « confessante ».
En
ouvrant et en clôturant son propos à partir d’une
nouvelle de Gabriel Garcia Marquez intitulée Le noyé
le plus beau du monde, le conférencier posera finalement,
à travers son exposé, une question qui pourrait
se formuler d’une triple manière :
Comment
parler sa propre parole ?
Comment rejoindre sa vérité la plus secrète
?
Comment redevenir jeunes, même quand on est déjà
vieux ?…
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